Les ENR

Les ENR ne peuvent couvrir tous les besoins

 

Avant la révolution industrielle, l’énergie mécanique humaine et animale, complétée par le vent et le courant de l’eau, ainsi que l’énergie thermique apportée par la biomasse, couvrait les besoins pour une population quatre fois inférieure à celle d’aujourd’hui.

Les études concluant à un retour à la fourniture d’énergie 100 % renouvelable (ADEME, Negawatt…) reposent sur des paris risqués :

Techniques :

  • Une occupation considérable des espaces agricoles et maritimes par des équipements à faible rendement ;
  • Une utilisation extrême de la biomasse en contradiction avec la préservation de la biodiversité et la politique d’accroissement des forêts pour capturer le CO2 ;
  • De manière indispensable, des progrès considérables dans le stockage de l’énergie ;

Sociétaux :

  • Une consommation moyenne par habitant réduite de 30 à 50 % ;
  • L’acceptation de coûts élevés, pour compenser les coûts de l’intermittences

Les problèmes techniques et sociétaux posés par l’usage intensif d’énergies dont la production est très incertaine sont loin d’être triviaux. Et les sociétés aspirent à la sécurité.

Du fait de son intermittence, le mix – électricité éolienne plus photovoltaïque – est incapable de satisfaire seul les besoins en demande d’électricité. La puissance délivrée par l’éolien peut varier de moins de 1% à 75 % de la puissance installée en quelques heures, et la production solaire varie considérablement d’heure en heure et disparait complètement toutes les nuits.

Quatre moyens d’appoint ou secours sont utilisés : la production pilotable* thermique (nucléaire, fossiles) ou hydraulique ; les importations d’électricité via l’interconnexion des réseaux ; le déstockage des STEP* ; l’effacement volontaire de consommations non prioritaires.

Cela grève considérablement les coûts du kWh car :

  • si les moyens pilotables produisent moins, le coût de leurs maintien en conditions opérationnelles ne diminue pas, donc le coût du kWh produit augmente fortement ;
  • il faut investir dans les réseaux : créer des lignes nouvelles (haute, moyenne et basse tension), surdimensionnées – pour une production nominale rarement atteinte ;
  • il faut indemniser les consommateurs qui acceptent des coupures de courant.

Quant aux moyens de stockage de masse, ils n’existent pas et, compte tenu d’un foisonnement limité, les importations sont incertaines.

Selon les études d’EDF, le réseau européen ne peut techniquement accepter plus de 40% d’ENR.