Le nucléaire

Réduire à 50 % la part du nucléaire réduira-t-il d’autant le nombre de centrales ?

 

La France a décidé que la part du nucléaire dans la production d’électricité serait réduite à 50% en 2035, pour laisser de la place aux « énergies renouvelables » (les ENR, en fait, à l’éolien et au solaire).

Va-t-on pour autant pouvoir arrêter une proportion équivalente de centrales ?

Lors des nuits d’hiver sans vent (et forcément sans soleil), ou lors des pointes de consommation, il faudra, avec un tiers de puissance nucléaire en moins, faute de pouvoir stocker l’électricité, faire des choix : arrêter les usines, les trains, les métros…, ne plus se chauffer ou importer de l’électricité.

Des solutions d’autant plus inacceptables que, paradoxalement, les centrales en activité fonctionneront avec un facteur de charge* très éloigné de l’optimum puisque lorsqu’il y aura du vent et du soleil elles devront laisser la place aux ENR ce qui fera mécaniquement remonter le prix de revient de l’électricité qu’elles produiront.

En somme il va falloir s’organiser pour que la puissance installée en ENR soit doublée par une puissance nucléaire (ou fossiles ???) approximativement équivalente. Du grand luxe pour pas grand-chose puisqu’il ne s’agit que de remplacer une énergie décarbonée (pilotable) par autre (aléatoire). Un point qui d’ailleurs différencie la France d’autres pays où les ENR remplacent partiellement une énergie carbonée.

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